Aux hommes revenaient jadis la création et la maîtrise de la technique, tandis que les femmes étaient cantonnées à être de "petites mains"
Parmi ces noms, seule une vingtaine de femmes y figure dont aucune n'est Américaine. Après cette date (1962), la situation ne s'est pas beaucoup améliorée. Pendant des années, la moitié de la population mondiale s'en est désintéressée plus ou moins volontairement et le monde, par conséquent, s'est trouvé dépourvu, dépouillé de la seconde moitié d'une perception : le regard cinématographique féminin. Le cinéma avait le regard d'un borgne. Il est né borgne.
Si l'on prend comme exemple les trois pays européens qui nous sont les plus proche (Espagne, France, Italie), l'on constate que pendant des années seulement 7 % des réalisateurs espagnols sont des femmes, en Italie la réalité n'est guère réjouissante (un peu plus d'une dizaine de réalisatrices). Certes en France le nombre de réalisatrices semble plus conséquent et plus remarquable ; mais ce n'est que très récemment. Et pourtant combien de réalisatrices ont-elles obtenu, en 35 cérémonies, le César de meilleur film ?
Pour un premier constat, le
cinéma reste extrêmement masculinisé.
" Comme beaucoup d'autres domaines professionnels, l'industrie cinématographique a en effet longtemps été un espace qui, quoique mixte, reprenait la division destâches réservées à chaque sexe, correspondant à ce qui était vu comme "l'ordre naturel" des choses : aux hommes revenaient la création et la maîtrise de la technique, tandis que les femmes étaient cantonnées aux travaux de "petites mains", costumes, maquillage ou script. Même si les vedettes/stars féminines parvenaient parfois à obtenir une relative égalité avec leurs partenaires masculins, il n'en était pas de même pour la réalisation. " (Brigitte Rollet Femmes cinéastes en France : l'après-mai 68).
" Comme beaucoup d'autres domaines professionnels, l'industrie cinématographique a en effet longtemps été un espace qui, quoique mixte, reprenait la division destâches réservées à chaque sexe, correspondant à ce qui était vu comme "l'ordre naturel" des choses : aux hommes revenaient la création et la maîtrise de la technique, tandis que les femmes étaient cantonnées aux travaux de "petites mains", costumes, maquillage ou script. Même si les vedettes/stars féminines parvenaient parfois à obtenir une relative égalité avec leurs partenaires masculins, il n'en était pas de même pour la réalisation. " (Brigitte Rollet Femmes cinéastes en France : l'après-mai 68).
Si ceci reflète la réalité
du cinéma mondial, qu'en est-il du cinéma en Afrique du Nord (Maroc, Algérie,
Tunisie) ? Les femmes cinéastes ont-elles un impact sur ce cinéma ?
Participent-elles au développement et à l'orientation du cinéma de leurs pays
respectifs ? Prenons ces trois pays cas par cas.
En Algérie, les
réalisatrices sont peu nombreuses et c'est beaucoup dire. Des Assia Djebar (la
pionnière), des Yamina Benguigui ou des Rachida Krim ne courent pas les studios
de cinéma. La plupart des femmes qui travaillent dans le cinéma en Algérie sont
des femmes de l'ombre. En effet, elles se sont cantonnées dans des métiers de
cinéma qualifiés de "féminins", comme, le montage, le maquillage, les
costumes, ou le script. C'est peut-être dû au fait que ces femmes n'aient pas
libre accès à la fonction d'assistanat auprès des réalisateurs algériens. Les
voies pour accéder à la réalisation étaient sinon fermées du moins trop
étroites. Il ne fallait pas compter sur les hommes pour rendre cette accession
possible.
C'est ce que Rachida KRIM (réalisatrice
algérienne) tente d'expliquer en répondant à une question sur la cause d'un
manque de représentativité de la gente féminine dans le domaine de la
réalisation cinématographique:
" Je crois que la femme
algérienne a su se battre contre le colonialisme pour libérer sa terre, mais
elle n'a pas su -voire pu- se battre contre son frère, son père et son mari.
Elle n'a pas su faire ce trajet. Vous savez, au sortir de la guerre le poids
culturel et religieux était si lourd, si pesant... Je pense que cet aspect
psychologique a joué un rôle important dans le blocage qui a suivi.
Les femmes ont cru aux promesses faites par leurs frères de combat. Elles n'avaient pas de raison de mettre en doute une sincérité forgée dans l'épreuve du feu. C'est vrai que les femmes algériennes - qui avaient fait preuve d'un courage exceptionnel face à l'occupant - ont un peu baissé les bras lorsqu'il s'est agi de faire bouger les traditions, le système familial. Si cette lutte avait pu se poursuivre sur ce terrain, je pense que l'Algérie aurait pu s'éviter bien des déboires. Mais la leçon a été retenue, puisque le combat contre l'intégrisme a révélé des femmes-emblèmes à l'image de Khalida Messaoudi (professeur de mathématiques, féministe et politicienne), Louisa Hanoune (candidate à l'élection présidentielle de 2004. Elle participera également aux élections de 2009.) ou Leïla Aslaoui (essayiste, écrivain et journaliste). Celles-là, à mon avis, ne baisseront plus jamais la garde... "
Le cinéma algérien, par contre, s'est beaucoup préoccupé de la condition socioculturelle de la femme. Sauf que les films appréhendant cette thématique sont pour la plupart faits par des hommes (Douar de Femmes de Mohammed Chouikh, L'Attente des femmes de Naguel M. Belouad, Le Harem de Madame Osmane et Délice Paloma de Nadir Mokneche).
C'est à partir de l'année 2000 que des femmes algériennes vont prendre le taureau par les cornes, qu'elles vont se lancer dans le monde presque fermé et totalement masculinisé de la réalisation. Des femmes cette fois en tant que cinéastes vont se mettre à créer des films : des films qui parlent et montrent des femmes, de la condition féminine. Des films tels que Rachida de Yamina Chouikh, Barakat! de Djamila Sahraoui, Mal watni ? de Fatima Belhadj et Le Revers du miroir de Nadia Cherabi.
Les femmes ont cru aux promesses faites par leurs frères de combat. Elles n'avaient pas de raison de mettre en doute une sincérité forgée dans l'épreuve du feu. C'est vrai que les femmes algériennes - qui avaient fait preuve d'un courage exceptionnel face à l'occupant - ont un peu baissé les bras lorsqu'il s'est agi de faire bouger les traditions, le système familial. Si cette lutte avait pu se poursuivre sur ce terrain, je pense que l'Algérie aurait pu s'éviter bien des déboires. Mais la leçon a été retenue, puisque le combat contre l'intégrisme a révélé des femmes-emblèmes à l'image de Khalida Messaoudi (professeur de mathématiques, féministe et politicienne), Louisa Hanoune (candidate à l'élection présidentielle de 2004. Elle participera également aux élections de 2009.) ou Leïla Aslaoui (essayiste, écrivain et journaliste). Celles-là, à mon avis, ne baisseront plus jamais la garde... "
Le cinéma algérien, par contre, s'est beaucoup préoccupé de la condition socioculturelle de la femme. Sauf que les films appréhendant cette thématique sont pour la plupart faits par des hommes (Douar de Femmes de Mohammed Chouikh, L'Attente des femmes de Naguel M. Belouad, Le Harem de Madame Osmane et Délice Paloma de Nadir Mokneche).
C'est à partir de l'année 2000 que des femmes algériennes vont prendre le taureau par les cornes, qu'elles vont se lancer dans le monde presque fermé et totalement masculinisé de la réalisation. Des femmes cette fois en tant que cinéastes vont se mettre à créer des films : des films qui parlent et montrent des femmes, de la condition féminine. Des films tels que Rachida de Yamina Chouikh, Barakat! de Djamila Sahraoui, Mal watni ? de Fatima Belhadj et Le Revers du miroir de Nadia Cherabi.
" Ces films ont marqué
en quelque sorte le lancement de la femme dans la réalisation
cinématographique, un domaine apparemment toujours réservé aux hommes, du
moment que les femmes réalisatrices en Algérie se comptent sur les doigts d'une
seule main, contrairement aux autres métiers de cinéma, comme le montage,
l'assistanat, le script ou la comédie. "
(http://www.algeriefocus.com/2010/03/09/femmes-cineastes-une-question-de-volonte-et-de-choix/)
Les femmes cinéastes algériennes seraient plus tournées vers la réalisation de feuilletons télévisés et de téléfilms que vers la réalisation de longs métrages tout court ; elles seraient plus attirées par les " métiers cinématographiques de l'ombre " tels le montage, la production, l'assistanat. Néanmoins, un certain nombre de jeunes algériennes se sont mises à réaliser des courts métrages. Ces jeunes algériennes constituent une sorte de potentialités à même de se transformer en réalisatrices de films de longs métrages. Il suffit pour cela qu'elles fassent le premier pas et qu'elles franchissent la barrière psychologique.
Les femmes cinéastes algériennes seraient plus tournées vers la réalisation de feuilletons télévisés et de téléfilms que vers la réalisation de longs métrages tout court ; elles seraient plus attirées par les " métiers cinématographiques de l'ombre " tels le montage, la production, l'assistanat. Néanmoins, un certain nombre de jeunes algériennes se sont mises à réaliser des courts métrages. Ces jeunes algériennes constituent une sorte de potentialités à même de se transformer en réalisatrices de films de longs métrages. Il suffit pour cela qu'elles fassent le premier pas et qu'elles franchissent la barrière psychologique.
En Tunisie, le réalisateur
de Halfaouine, l'oiseau des terrasses (1990), Férid Boughedir a pu, grâce à
l'analyse d'une vingtaine de films tunisiens réalisés entre 1968 et 1980,
arriver à la conclusion selon laquelle les réalisateurs tunisiens avaient comme
thématique de prédilection la condition féminine. Mais qui pourrait parler
efficacement et clairement des problèmes de la femme que la femme elle-même ?
C'est durant les années 90
que des films de fiction tournés, réalisés par des femmes voient le jour. Des
réalisatrices comme Moufida Tlatli (Les Silences du palais, 1994, prix du
Festival de Carthage) et Selma Baccar (La Danse
du feu, 1995. Notons que cette dernière a déjà réalisé un film en 1976, un film
de fiction dont le nom est Fatma 75. Ce qui fait d'elle la première femme
cinéaste tunisienne) entrent de plain-pied dans l'univers, jusque-là
masculinisé, de la réalisation cinématographique. Il faut aussi mentionner le
rôle important joué par les courts métrages mis en scène par des réalisatrices
comme Kalthoum Bornaz (Regard de mouette, 1991) et Nadia El Fani (Fifty-Fifty
Mon Amour, 1992).
Cependant, avant de
revendiquer sa place parmi les grands réalisateurs tunisiens grâce à son film
Les Silences du palais, Moufida Tlatli exerça longtemps le métier de monteuse
et de collaboratrice de plusieurs réalisateurs : Merzak Allouache, Nacer
Khémir, Michel Khleifi.
Il ne faut pas oublier que si des réalisatrices tunisiennes ont pu mettre en scène leurs propres films, c'est grâce aux formations qu'elles ont pu suivre dans des studios européens : le célèbre IDHEC pour Moufida Tlatli et Kalthoum Bornaz (Elles ont clôturé leurs cursus avec un diplôme dont la spécialisation fut le montage qu'elles exercèrent, d'ailleurs, plusieurs années avant de tenter leur chance dans le domaine de la réalisation avec, plus ou moins de bonheur), l'INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion), la FEMIS (Fondation européenne pour les métiers de l'image et du son) et l'IFC (Institut français du cinéma) pour respectivement Najiba Ben Mabrouk, Raja Amari et Selma Baccar.
Cette dernière avant d'être réalisatrice fut assistante, régisseur général et productrice. Quant à Nadia El Fani, son parcours qui l'a menée à la réalisation est passé, comme ce fut le cas pour quelques-unes des cinéastes tunisiennes, par l'assistanat auprès de réalisateurs tunisiens ou étrangers.
Comme l'on pourrait le constater, le nombre de réalisatrices tunisiennes reste d'une manière relative très important : il dépasserait une dizaine de cinéastes, le quart de leurs confrères tunisiens. Cependant, leur arrivée au cinéma a été un peu tardive et compte un nombre peu conséquent de films. Pourtant, comme le dit si bien Mahmoud Jemni :
Il ne faut pas oublier que si des réalisatrices tunisiennes ont pu mettre en scène leurs propres films, c'est grâce aux formations qu'elles ont pu suivre dans des studios européens : le célèbre IDHEC pour Moufida Tlatli et Kalthoum Bornaz (Elles ont clôturé leurs cursus avec un diplôme dont la spécialisation fut le montage qu'elles exercèrent, d'ailleurs, plusieurs années avant de tenter leur chance dans le domaine de la réalisation avec, plus ou moins de bonheur), l'INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion), la FEMIS (Fondation européenne pour les métiers de l'image et du son) et l'IFC (Institut français du cinéma) pour respectivement Najiba Ben Mabrouk, Raja Amari et Selma Baccar.
Cette dernière avant d'être réalisatrice fut assistante, régisseur général et productrice. Quant à Nadia El Fani, son parcours qui l'a menée à la réalisation est passé, comme ce fut le cas pour quelques-unes des cinéastes tunisiennes, par l'assistanat auprès de réalisateurs tunisiens ou étrangers.
Comme l'on pourrait le constater, le nombre de réalisatrices tunisiennes reste d'une manière relative très important : il dépasserait une dizaine de cinéastes, le quart de leurs confrères tunisiens. Cependant, leur arrivée au cinéma a été un peu tardive et compte un nombre peu conséquent de films. Pourtant, comme le dit si bien Mahmoud Jemni :
" (…) le cinéma de la
femme en Tunisie présente une sensibilité spécifique sous-tendue par une
expression particulière. Les différents regards et individualités veulent
servir avant tout la cause de la femme, s'exprimer, faire passer un message et
donner d'elles une image non stéréotypée relatant l'évolution au sein de la
société tunisienne."
Le cinéma marocain a produit
plus de 110 cinéastes dont quelque vingt femmes. Le nombre de réalisatrices
semblerait peu important relativement au nombre de leurs collègues masculins,
mais leurs productions paraissent riches et diversifiées. Entre 1980 et 2010,
les réalisatrices marocaines ont mis en scène près de 19 longs métrages, 18
courts métrages, 11 documentaires et aussi plusieurs téléfilms et feuilletons.
Les années 80 sont des
années à mettre sous le signe féminin. Elles sont à considérer comme les années
repères qui marquent le commencement du cinéma des réalisatrices marocaines.
Farida Bourkia, née en 1948 et Farida Benlyazid, née en 1948 restent les deux
pionnières du " cinéma féminin " marocain. La première tourne Al
Jamra (La braise) en 1982, la deuxième réalise Une porte sur le ciel en 1987
(Elle avait auparavant écrit les scénarios de Une brèche dans le mur et Poupées
de Roseau de Jilali Ferhati, alors
son mari).
La présence de la femme derrière la caméra au Maroc est plus forte et plus significative.
Les réalisatrices marocaines sont venues d'horizons aussi disparates que variés.
Certaines comme Farida Benlyazid, Farida Bourkia, Yasmine Kassari, Laïla Marrakchi et Zakia TahirI ont toutes suivi des cours académiques soit de réalisation, de comédie ou de théâtre en France, en Russie, en Belgique, aux Etats-Unies ou encore en Egypte. D'autres comme Hamri Sanaa, Kassri Yasmine sont plus connues en Occident qu'au Maroc. La première est la seule Marocaine, peut-être l'unique réalisatrice arabe qui soit parvenue à acquérir une renommée hollywoodienne ; la deuxième a créé plus de films en Belgique qu'au Maroc. D'autres encore comme Zakia Tahiri ont passé par presque tous les métiers cinématographiques : elle fut actrice, directrice-assistante, directrice de casting, réalisatrice et même, à un certain moment, directrice de production. Bref, elle coiffa plusieurs casquettes. Le point commun de ces nouvelles venues est que la plupart d'elles (sinon toutes) résident à l'étranger et une partie de leur carrière se fait là-bas ( ?!).
La présence de la femme derrière la caméra au Maroc est plus forte et plus significative.
Les réalisatrices marocaines sont venues d'horizons aussi disparates que variés.
Certaines comme Farida Benlyazid, Farida Bourkia, Yasmine Kassari, Laïla Marrakchi et Zakia TahirI ont toutes suivi des cours académiques soit de réalisation, de comédie ou de théâtre en France, en Russie, en Belgique, aux Etats-Unies ou encore en Egypte. D'autres comme Hamri Sanaa, Kassri Yasmine sont plus connues en Occident qu'au Maroc. La première est la seule Marocaine, peut-être l'unique réalisatrice arabe qui soit parvenue à acquérir une renommée hollywoodienne ; la deuxième a créé plus de films en Belgique qu'au Maroc. D'autres encore comme Zakia Tahiri ont passé par presque tous les métiers cinématographiques : elle fut actrice, directrice-assistante, directrice de casting, réalisatrice et même, à un certain moment, directrice de production. Bref, elle coiffa plusieurs casquettes. Le point commun de ces nouvelles venues est que la plupart d'elles (sinon toutes) résident à l'étranger et une partie de leur carrière se fait là-bas ( ?!).
Ces femmes ont essayé de
faire en sorte que la trame de leurs films soit plutôt basée sur le rôle
féminin : Ruses de femme, Les Yeux secs, Juanita de Tanger, Deux femmes sur la route,
Une femme dans le tourbillon de la vie, Une femme mal à l'aise, Number One… La
femme n'est plus un personnage-accessoire. Elle devient le personnage central
autour duquel se fait l'histoire, une histoire. Elle n'a plus besoin du
personnage masculin pour se mettre en valeur. Elle se suffit à elle-même. Les
réalisatrices marocaines abordent le domaine cinématographique sans aucun
complexe refusant souvent l'étiquette de " cinéma féminin " ou féministe
au profit d'un cinéma tout court, un cinéma qui fait appel plus à la créativité
qu'à l'idéologie ou à la démagogie. Ces femmes ont sans doute contribué à faire
sortir, à libérer l'image de la femme du carcan caricatural, de l'opacité du
cliché et de l'obstacle du superficiel et de l'inconsistant. Elles ont essayé
tant bien que mal de parcourir, sonder, analyser les subtilités et les contours
du personnage féminin avec un peu plus de profondeur, de sérieux et
d'honnêteté.
Et comme le dit si bien Farida Benlyazid résumant en quelque sorte l'arrivée de ces femmes au cinéma : " Pendant des années, j'ai été la seule femme cinéaste, mais depuis quelque temps nous assistons à l'arrivée de nouvelles jeunes femmes qui font de très beaux films remarqués au niveau international. Narjis Nejjar s'est fait connaître par le très beau film Les yeux secs ; Yasmine Kassari a remporté plus de quarante prix avec L'enfant endormi ; Laïla Marrakchi a soulevé une grande polémique avec son film Marock, qui dérange les islamistes ; Zakia Tahiri, qui a réalisé avec son mari Origine contrôlée, est en train de préparer son nouveau film, seule cette fois : Number One, et Fatema Zemmouri Ouazzani a fait le très remarqué film La maison de mon père. "
Et comme le dit si bien Farida Benlyazid résumant en quelque sorte l'arrivée de ces femmes au cinéma : " Pendant des années, j'ai été la seule femme cinéaste, mais depuis quelque temps nous assistons à l'arrivée de nouvelles jeunes femmes qui font de très beaux films remarqués au niveau international. Narjis Nejjar s'est fait connaître par le très beau film Les yeux secs ; Yasmine Kassari a remporté plus de quarante prix avec L'enfant endormi ; Laïla Marrakchi a soulevé une grande polémique avec son film Marock, qui dérange les islamistes ; Zakia Tahiri, qui a réalisé avec son mari Origine contrôlée, est en train de préparer son nouveau film, seule cette fois : Number One, et Fatema Zemmouri Ouazzani a fait le très remarqué film La maison de mon père. "
Les femmes, lorsqu'elles
montrent la femme, le font d'une manière moins violente, moins agressive, moins
réquisitoire ou pamphlétaire. C'est souvent avec de la finesse, de la volupté
extatique, de l'humour suave et un peu de " doigté " que les femmes
sont données à voir. Les femmes cinéastes marocaines ont aussi adopté un
discours cinématographique socio-réaliste qui tente de montrer avec plus ou
moins de réussite les différentes facettes de la femme en particulier et de la
société marocaine en général tentant de montrer qu'effectivement " la femme
est l'avenir de l'homme ".
VIENT DE PARAÎTRE SUR AMAZON : MON LIVRE SUR LE CINÉMA MAROCAIN :
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